Proponiendo un nuevo modo de historiar el período de las letras hispánicas que abarca los últimos decenios del XVI y primeros del XVII, postulamos que hay un acontecimiento en literatura cuando se puede aislar un hecho datable que se percibe como crítica de lo existente y fundación o comienzo de lo que no existía todavía. El presente dossier quiere ser un test metodológico a favor de esta idea. Se centra en tres momentos de cambio. El primero afecta al poema épico aislando una coyuntura favorable a su eclosión en el segundo tercio del siglo XVI. El segundo considera la recepción de la obra de Góngora, tratada como modelo y como revulsivo, desde la difusión de las Soledades hasta las Lecciones solemnes de Pellicer (1630). El tercer momento, en torno a 1630, considera la producción de tragedias que tienen en cuenta la idea de este género legada por la Antigüedad y que sin embargo no desorientan demasiado al público que ama la comedia. Avec l'intention d'offrir une nouvelle lecture de cette étape de l'histoire des Lettres hispaniques qui couvre les dernières décennies du XVIe siècle et les premières du XVIIe, nous proposons de désigner sous le nom d'événement un fait datable perçu comme une critique de l'existant et comme l'amorce de ce qui n'existe pas encore. Le présent dossier est conçu comme une épreuve méthodologique en faveur de cette idée. Il est centré sur trois moments de changement. Le premier concerne la poésie épique et se manifeste par une conjoncture favorable à son éclosion dans le deuxième tiers du XVIe siècle. Le second porte sur la réception de l'oeuvre de Góngora, traitée comme un modèle et comme un répulsif, depuis la diffusion de Soledades jusqu'aux Lecciones solemnes de Pellicer (1630). Le troisième moment, autour de 1630, intéresse la production de tragédies créées à la lumière de l'héritage antique mais avec le souci de ne pas trop désorienter le public amateur de comédies. |